Prise d’otage en Angola

Gratuit
Recevez toutes nos informations et actualités par Email.

Entrez votre adresse email:

Après la libération des 3 otages au Calinba, les conditions du débriefing conduit par le Docteur Alain Berkovits furent facilitées; il n’y avait pas eu de décès, d’assassinat ou d’otages encore aux mains des ravisseurs.

Les conditions de détentions étaient les suivantes : Les otages n’étaient pas attachés, circulaient librement. Dans les villages disséminés autour de leur lieu de détention vivaient les familles des ravisseurs. Chaque semaine, une nouvelle équipe de gardes. Ces rebelles se plaignaient d’ailleurs auprès de leur supérieur des conditions de vie difficile en pleine brousse et souhaitaient rentrer dans leur village le plus rapidement possible. Les otages n’ont jamais été molestés.

Lors de son arrestation, il y a 14 mois, l’Angolais, Joseph F. avait été soupçonné d’être un soldat Angolais et les ravisseurs voulaient le séparer des deux autres. Son compagnon d’infortune Manuel M.N. comprenant les conséquences de cette séparation s’y était opposé très fermement. Après discussion, les ravisseurs avaient accepté de les laisser ensemble. L’Angolais prit conscience d’avoir eu la vie sauve par l’intervention de son compagnon. Seuls quelques froncements de sourcils, un regard lointain trahissaient de temps autre les émotions des uns ou des autres.

La vie était rythmée par les espoirs et les déceptions de leur libération prochaine. Dans un moment de désespoir, l’idée était venue aux deux portugais de tenter leur chance en s’enfuyant dans la jungle. Le terrain était miné et seul les soldats du MLC connaissaient les emplacements des mines. L’Angolais qui connaissait le danger des mines avait convaincu ses compagnons de renoncer à ce projet.

Lors de la libération d’un autre compatriote quelques mois auparavant ils admettaient au Dr Alain Berkovits (Berko pour les otages) que leur état moral s’était effondré, mais ils trouvèrent normal d’avoir eut cette réaction d’abattement. Ils ne se sont pas sentis solidaire de leurs ravisseurs, et ne ressentirent pas de griefs contre le gouvernement portugais.

Quelques heures après leur libération, aucun des trois otages n’avaient montré d’émotion apparente sur leurs visages ou dans leurs voix.

  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »